Je t'écrivis avant-hier, mon bon ami, et je te contai que j'étais mieux que lorsque tu es parti. Cela a toujours été de mieux en mieux. Hier encore j'ai été me promener en Bellecour , où je vis courir mon petit qui jetait sa paume à tour de bras. Il se porte toujours bien mais ses dents le tourmentent. Il appelle son papa, et je lui dis qu'il n'est pas près de nous [illeg] Ta maman est ici depuis mercredi. Elle m'a conté ta visite à Poleymieux [illisible] [33] [illeg] Mes pensées sont d'une couleur moins triste que la semaine passée. Quand on ne souffre pas, qu'on reprend un peu de forces, l'espérance entre dans le cœur et moi qui n'aime pas la tristesse, je m'y livre bien vite. Je pense aux vendanges. C'est là où j'aime à voir dans l'avenir mon bon ami et mon petit auprès de moi m'empêchant d'être malade. Adieu, mon fils, je t'embrasse. Je t'envoie une lettre de M. Beauregard que j'ai trouvée bien de mon goût et bien affectueuse. Les petits chandeliers valent 5 livres 8 sols. Si tu veux écrire à M. Biette pour les baromètres, je ferai tout ce[34] que je pourrai pour faire plaisir à des personnes qui ont l'air de s'intéresser à toi [illeg]
Please cite as “L111,” in Ɛpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on