Mon cher ami, me voilà établie au Griffon depuis lundi. Jusqu'à ce que tout le déménagement soit fait, je n'aurai pas le temps de t'écrire de longues lettres. Il fait un temps superbe et je voudrais en profiter pour ranger tout mon ménage dans les placards de la rue Mercière et que le charpentier n'ait plus rien à faire que ranger les meubles.
[illeg] Maman a été payer M. Petetin ; il a d'abord dit qu'il ne voulait point qu'on lui parlât de cela. Maman lui ayant dit que je lui avais remis 4 louis pensant que, s'il n'était pas satisfait, il aurait la bonté de le dire, mais que je serais bien fâchée s'il n'acceptait rien, il en a pris deux en disant : Eh bien, partageons pour ne pas la fâcher !
[246]J'admire sa délicatesse ; car 2 louis ne sont rien pour lui. Il a fait plus de 65 visites. M. Petit ne sera pas, je crois, du même genre [illeg] M. de Jussieu m'a dit qu'il ne savait pas s'il fallait s'inscrire ou non, mais qu'aussitôt qu'il serait à Paris, il s'en informerait et qu'il t'inscrirait lui-même après l'avoir demandé à Fourcroy [illeg] Je me suis rangée avec maman à raison de 3 louis par mois. Lorsque tu viendras, je noterai les jours et on comptera ensuite. Maman reçoit comme argent les provisions que je peux fournir. Adieu, mon ami ! Maman a été chez M. Philippe.
Please cite as “L174,” in Ɛpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on