[illeg] Hier, Mme Périsse vint pour m'apporter un bouquet composé d'une robe comme je la voudrais et que je n'ai pas encore choisie. élise m'avait donné la veille une jolie paire de gants fourrés et toi, mon bon ami, tu m'avais envoyé de tendres baisers que ton petit me donna à ta place [illeg] Je suis bien sûre, mon bon André, que ma fête n'a pas été oubliée par toi et que [238]tu te transportas ainsi que moi dans le passé et l'avenir, que tu t'es rappelé ce moment de la jolie chanson qui m'a fait tant de plaisir et que tu t'es persuadé qu'un jour viendrait où j'oublierais tous mes maux et mes chagrins entre mon fils et mon époux. Reçois dans cette lettre deux bien bons baisers pour ta fête ! Je voudrais que ton petit pût te les donner. Mais, à Bourg, personne ne sent comme nous. Tu es seul à penser à ceux qui t'aiment [illeg] Me voilà chez maman, j'y suis bien ; mais tu n'y es pas ; nous ne pouvons pas être longtemps comme cela. J'en suis ennuyée ; mais il faut se résigner à la volonté suprême. Notre enfant se porte bien, très bien et c'est le plus grand de tous les bonheurs, sans celui-là que ferions-nous des autres ?[239] [illeg] Sois tranquille sur ma paix au Griffon. Tout va bien jusqu'à présent [illeg]
Please cite as “L178,” in Ɛpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on