From Jeanne-Antoinette Ampère (mère d'Ampère)   fin février 1805

[fin février 1805]

[392] [illeg] Ton petit se porte bien ; il a toujours l'amour de lire et d'entendre lire, mais de préférence dans les Heures et pour apprendre son catéchisme. Ma sœur prétend qu'il sera un jour Père de la Foi. Il apprend aussi des fables. Il a une mémoire heureuse ; nous la cultivons tant que nous pouvons sans le gêner. Sa bibliothèque qui commence à être considérable, l'intéresse plus que les joujoux ; il conte ses livres comme il conte ses badinages. Il est toujours bien lutin ; mais il a un peu plus de crainte. Nous connaissons les mauvais jours ; il a les yeux méchants, il fronce[393] le sourcil et nous avons beaucoup de peine à éviter l'orage ; mais le temps et la patience, les soins, avec l'esprit qu'il a, en feront un enfant charmant. Il a pris l'amour des contes. Il voudrait te voir, il est très fâché que tu l'aies quitté. Comme il fait une sottise, je ne veux pas lui demander ce qu'il te veut dire pour le punir [illeg] 1

L'édition De Launay a inclus à la suite de cette lettre une autre lettre, qui a fait l'objet d'un enregistrement propre dans la présente édition électronique : voir L1125

Please cite as “L267,” in Ɛpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on 27 May 2022, https://epsilon.ac.uk/view/ampere/letters/L267