Nous avons été mon cher frère bien contentes toutes de recevoir de tes nouvelles, ainsi que de celle de ma sœur. Nous sommes bien affligées qu'elle soit toujours si fatiguée , j'espère que cela ira mieux, tâche de trouver quelques petits moments pour nous en donner des nouvelles malgré toutes tes occupations. Donne nous aussi des tiennes car nous craignons que tes occupations ne nuisent à ta santé. Tu sais combien nous t'aimons et nous intéressons à ce qui te regarde. Embrasse bien tendrement sa chère sœur qu'elle n'a pas encore le plaisir de connaître mais que j'espère voir peut-être les vacances prochaines. Fais-lui mille amitiés de la part de la maman et de la tatan. Nous jouissons toutes d'une bonne santé ainsi que le petit. Comme il fait très beau aujourd'hui [il] est dehors et ne sait pas que j’écris, s'il le savait il voudrait bien que je lui tins la main comme l'autre jour pour t'écrire mais je le laisse profiter du beau temps.
Adieu mon cher frère, nous t'embrassons de tout notre cœur.
Please cite as “L306,” in Ɛpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on