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To Julie Carron-Ampère (1ère femme d'Ampère)    mai 1800

[1542] Lyon le Jeudi [mai 1800]

[hand: André-Marie Ampère]Je ne sais pas, ma bonne amie, si tu recevras aujourd'hui la lettre que je t'écrivis hier ; cela me ferait bien plaisir ; tu penserais à moi pendant que tu la lirais et je serais un peu dédomagé [dédommagé] de ton absence. Je pense qu'elle pourra te parvenir entre onze heures et midi . Et, quand cette heure sera venue, je m'arrêterai avec bien du plaisir sur une si douce idée. J'en aurais encore plus si je recevais des nouvelles de ma bonne Julie ; si elle m'en donnait en même tems [temps] de ma petite Julie, mais c'est en vain que je m'en flatte tous les jours en me couchant. Le lendemain vient et passe[1543] sans m'apporter cette consolation. Cependant ma bonne amie ne m'a pas oublié ; elle pense toujours à moi de tems [temps] en tems [temps] et surtout quand ma petite petite [petite] amie lui rappèle [rappelle] le souvenir de celui qui l'aime. Peut-être que ma Julie m'a écrit une jolie lettre.

Please cite as “L33,” εpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on 21 October 2020, https://epsilon.ac.uk/view/ampere/letters/L33