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To Julie Carron-Ampère (1ère femme d'Ampère)   25 novembre 1800

[25 novembre 1800]
[5]
A ma Julie.

Ce jour si doux à ma tendresse

Revient éclairer mon bonheur.

Ah, s'il pouvait voir la tristesse

Bannie à jamais de ton cœur !

S'il apportait à ma Julie

L'oubli des maux qu'elle a soufferts,

Que ces instans [instants], o mon amie,

Me deviendraient encor [encore] plus chers !

A cette espérance chérie

Le ciel répond par ses faveurs,

Et les épines de ta vie

A sa voix se couvrent de fleurs.

Je vois de tout ce qui te touche

ses dons augmenter le bonheur,

Le sourire embellir ta bouche

Et la paix habiter ton cœur.

Je vois les heureuses années

Qu'au sein du repos le plus doux

Te fileront les destinées,

Entre ton fils et ton époux.

Le ciel aux maux de l'innocence

Met bientôt un terme... Ah ! Crois-moi,

S'il existe une récompense

pour les vertus elle est à toi.

Please cite as “L48,” εpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on 21 October 2020, https://epsilon.ac.uk/view/ampere/letters/L48