εpsilon

A collaborative digital framework for nineteenth-century letters of science

New Search | Browse All

To Jean-Jacques Ampère (fils d'Ampère)   10 octobre 1821

[283] Mercredi 10 8bre [octobre] 1821

J'ai terminé hier avec ton oncle, mon bon ami, l'affaire de Saint-Germain ; voici les conditions 1 : Il existe un bail à grangeage de ta grand'mère en faveur de Martin, qui doit durer encore un an jusqu'à la Saint-Martin, 11 novembre 1822 : ce qui formait un grand obstacle à la vente actuelle puisque, d'après les conditions, il y a si peu de profit que, comme tu as su, dans le temps, ton oncle n'avait voulu donner que 300 francs de fermage pour ton tiers, chacune des années 1819 et 1820. Il a voulu que cela continuât ainsi pour la présente année 1821, dont je te porterai les 300 francs et pour 1822 dont tu ne pourras aussi recevoir que 300 francs.

Il acquiert ton tiers moyennant 15 000 francs comme celui de ton oncle Carron, payable le 11 novembre 1822,[284] à l'expiration du bail de Martin, dans treize mois, en se réservant de n'effectuer le payement, si son argent n'est pas prêt, que dans le courant de l'année, mais en tenant compte des intérêts à 5 pour 100 du 11 novembre 1822 au jour du payement qui ne pourra avoir lieu que toute la somme à la fois.

Il renonce aux répétitions qu'il aurait pu exiger pour un tiers des réparations assez considérables qu'il a faites depuis trois ans pour la conservation du domaine. Voilà ce que j'ai pu faire de mieux, car les premières propositions de ton oncle Périsse étaient bien moins bonnes, et que ce malheureux bail, fait par Mme Carron à Martin, aurait obligé d'attendre toujours jusqu'au 11 novembre 1822 pour le[285] payement du prix puisqu'on ne pouvait entrer en jouissance qu'à cette époque.

J'ai reçu de bonnes nouvelles de nos campagnardes d'Eaubonne ; ta tante, ta sœur et ta cousine se portent bien et paraissent enchantées de ce séjour. J'ai écrit à ma sœur, voyant cela, de louer encore pour un mois, car les trois mois auraient fini aujourd'hui et tout annonce le plus bel automne.

Je te prie de m'écrire le plus tôt possible, de me donner de tes nouvelles et de celles de toute la famille de Jussieu ; tu leur offriras à tous de ma part tant de respects, d'hommages, d'amitiés que tu pourras. C'est tout ce qu'il y a de plus excellent au monde. Ton papa t'embrasse de tout son cœur. A. Ampère

[286]A monsieur J.-J. Ampère chez Monsieur de Jussieu, membre de l'Institut, des ordres de Saint-Michel et de la Légion d'honneur, à Vanteuil, près la Ferté-sous-Jouarre, par la Ferté-sous-Jouarre, Seine et Marne

Footnotes

(2) Il s'agit de la succession de Mme Carron, morte à Lyon en mai 1819, pour laquelle, en raison de décès successifs, il ne restait que trois participants : Mme Périsse, M. Carron et Jean-Jacques Ampère.

Please cite as “L609,” εpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on 4 April 2020, https://epsilon.ac.uk/view/ampere/letters/L609