εpsilon

A collaborative digital framework for nineteenth-century letters of science

New Search | Browse All

From Élise Carron (sœur de Julie)    juillet 1801

[Début de juillet 1801]

[159] Tous nos projets d'aller à Lyon consulter M. Petetin sont renversés. Julie a tant de peur que son petit, déjà malade, n'en rapporte la petite vérole, elle se tourmente tellement à l'idée de rétablir sa santé aux dépens de celle de ce cher enfant, qu'il n'est plus possible de la déterminer au voyage et que c'est la fatiguer en vain que lui en parler ; mais écoute, ne te tourmente pas ; elle n'yra [ira] point à Lyon, il est vrai, mais nous avons trouvé un expédient qui, s'il est aprouvé [approuvé] de M. Petetin, concilierait tout. Julie irait le trouver à Colonge [Collonges] (2) ; elle se rendrait chez Madame Campredon et, s'il voulait bien avoir la bonté de s'y trouver au jour fixé par lui-même, tout irait le mieux du monde. Ce petit voyage, au lieu d'être comme celui de Lyon un sujet de terreur, deviendrait pour elle des plus agréables ; car il est aussi dans nos[160] projets de ramener Jenny (3) à S[ain]t-Germain. Adieu, tu vois qu'il ne faut pas te désespérer, mais aller bien vite trouver Monsieur Petetin et le prier de te fixer le jour où nous pourons [pourrons] le voir à Colonge [Collonges]. Tu nous l'écriras de suite et nous nous mettrons en route le matin, pour revenir le soir. Ton affectionnée sœur. élise CARRON. Les jeux d'hier nous ont fait passer une bien bonne nuit, le petit n'est venu téter qu'à 6 heure et Julie se trouve bien aujourd'hui, adieu encore à mercredi soir de bonne heure.

A monsieur Monsieur Ampère a Lyon

Please cite as “L67,” εpsilon: The André-Marie Ampère Collection accessed on 4 April 2020, https://epsilon.ac.uk/view/ampere/letters/L67