Lacock Abbey
March 12. –
My dear Henry
Having discovered by the assistance of Made de Staël 1 in what consisted the great merit of the celebrated Kant, 2 I lose no time in imparting it to you in case you should not have already viewed it in the same light. – I will give you her own words. – “La philosophie de Platon est plus poétique que celle de Kant, la philosophie de Malebranche plus religieuse: mais le grand mérite du philosophe allemand a été de relever la dignité morale; en donnant[?] pour base à tout ce qu’il y a de beau dans le coeur [sic] une théorie fortement raisonnée. L’opposition qu’on a voulu mettre entre la raison et le sentiment, conduit nécessairement la raison à l’égoisme, et le sentiment à la folie: mais Kant, qui semblait appelé à conclure toutes les grandes alliances intellectuelles, a fait de l’âme un seul foyer où toutes les facultés sont d’accord entre elles.” 3 His greatest fault seemed to be the unnecessary obscuring of his language. – “Il s’est servi d’une terminologie très difficile à comprendre, et [illegible deletion] du néologisme le plus fatigant. Il vivait seul avec ses pensées, et se persuadait qu’il fallait des mots nouveaux pour des idées nouvelles. – Dans les objets les plus clairs par euxmêmes, Kant prend souvent pour guide une metaphysique fort obscure. . . .l’attention du lecteur s’épuise à comprendre le langage avant d’arriver aux idées; et le connu ne sert jamais d’échelon pour parvenir à l’inconnu.” 4
I do not know whether you will like all this, but at least you will find it full [sic] as interesting as my own private thoughts would be; & events worthy of notice have not occurred here, since yesterday morning. – Mlle Amélina 5 & I scrambled about the fields yesterday till both we & our 2 canine attendants were quite fatigued. – It grew quite hot in the afternoon, & so bright that I rejoiced in the idea of there being no fog to greet you this time, on your entrance into London. –
yr affecte
Constance. –
Please cite as “TALBOT2842,” in Ɛpsilon: accessed on