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André-Marie Ampère to Faraday   14 July 1824

Monsieur et très honorable confrère,

il y a bien longtems que je me reproche de n’avoir pas encore répondu à la dernière lettre que vous m’avez fait le plaisir. rien ne m’est plus agréable que la communication de vos idées de vos travaux et des résultats que vous obtenez dans les belles expériences dont vous ètes l’auteur.

vous me demandez, Monsieur, des renseignmens au sujet des mémoires qui seraient envoyés a l’académie des Sciences de paris par ses membres correspondans1, quand ces memoires sont imprimés, l’Académie charge un de ses membres ordinaires ou associés libres de lui faire connaitre, dans un extrait appelé rapport verbal, les découvertes qu’ils contiennent. ils sont ensuite conservés à la bibliothèque de l’académie, pour être lus par ses membres et par les personnes qui y sont admises sur la preséntation d’un membre. quant aux mémoires manuscrits qui n’auraient pas été imprimes ailleurs, l’académie nomme une commission de trois membres pour lui en faire un rapport, d’après lequel elle décide s’ils seront publiés dans son recueil des mémoires présentés par des savans étrangers, l’insertion dans ce recueil ne peut être douteuse quand il s’agit d’un mémoire d’un savant aussi distingué que Vous Monsieur, mais malheureusement ce moyen de publication est très lent, parceque l’impression du recueil est fort arrierée.

je ne sais, Monsieur et très honorable confrère, si je vous ai déjà envoyé le petit ouvrage ci-joint qui contient en abrégé un tableau que je crois complet de ce qui était connu en électricité dynamique, à l’époque où je l’ai publié2. quant au recueil ou le même sujet est développé, je vous en ai envoyé à diverses epoques, ainsi qu’à l’illustre H. Davy, les morceaux à mesure qu’ils paraissaient, vous me rendriez un vrai service de m’écrire si tous ces morceaux vous ont été remis de manière qu’il en résulte un ouvrage, tant pour vous que pour Sir H. Davy, dont toutes les pages se suivent jusqu’a la page 378, avec dix planches gravées3.

j’ai l’honneur d’etre âvec la plus haute considération, | Monsieur et cher confrère, | votre très humble et | très obéissant Serviteur. | a. ampère.

monsieur Faraday | à Londres.

paris le 14 juillet 1824.


Address: à londres | Monsieur Faraday | correspondant de l’académie | royale des sciences de paris | à l’institution royale | à Londres

TRANSLATIONSir and very honourable colleague,

I have been reproaching myself for a long time for not having replied to the last letter with which you gratified me. Nothing pleases me more than the communication of your ideas, your work and the results you obtain in the beautiful experiments of which you are the author.

You asked me, Sir, for some information regarding papers that are sent to the Paris Académie des Sciences by its corresponding members4. If these papers are printed, the Académie charges one of its ordinary or associated members that are free to make known to it, in what we call a verbal report, the discoveries that they contain. They are then kept in the Académie’s library to be read by members and members’ guests. As to manuscript papers that would not have been printed elsewhere, the Académie nominates a committee of three members to report to it, after which it decides if these will be published in its collection of papers presented by foreign philosophers. The inclusion in this collection of a paper by a philosopher as distinguished as yourself, Sir, cannot be in doubt, but sadly, this means of publication is very slow since the printing of the collection is very overdue.

I do not know, Sir and very honourable colleague, if I have already sent you the enclosed small work which contains in abridged form a table that I believe to be complete of what was known of dynamic electricity at the time I published it5. As to the volume where the same subject is developed, I sent at different times to you and to the illustrious H. Davy, the sections as they appeared. You would do me a great service if you were to write and tell me if these sections were passed to you so that you as well as Sir H. Davy now have a work of 378 consecutive pages with 10 plates6.

I have the honour of being with the highest consideration, | Sir and dear colleague, your very humble and very obedient Servant | A. Ampère.

Mr Faraday, | in London.

Paris 14 July 1824.

Footnotes

See letter 223.
Ampère (1824).
See note 3, letter 173.
See letter 223.
Ampère (1824).
See note 3, letter 173.

Please cite as “Faraday0238,”εpsilon: The Michael Faraday Collection accessed on 17 February 2020, https://epsilon.ac.uk/view/faraday/letters/Faraday0238