Paris 17 Novembre 1857
Mon cher Monsieur
Je viens de vous adresser par la poste un certain nombre d’exemplaires de mon mémoire destinés à quelques unes des personnes qui m’ont si cordialement accueilli à Londres. Je regrette de n’avoir pas pu disposer d’un plus grand nombre de ces mémoires, mais j’en ai eu à peine assez pour satisfaire à toutes les exigences du devoir et de la politesse.
Je vous prie de vouloir bien vous charger de leur distribution.
J’ai une foule de reproches à vous faire de ce que vous avez passé devant ma porte au mois de Septembre dernier sans vous arrêter, nous comptions bien sur vous et nous sommes même retournés en Bourgogne plus tôt afin de vous recevoir.
J’espère que vous nous rendrez cela plus tard, c’est une dette d’amitié dont je ne vous tiens pas quitte.
Veuillez, je vous prie, renouveller l’assurance de mon affectueux dévouement à votre excellent maître Mr Faraday pour lequel j’ai une véritable passion. Veuillez également me rappeler au souvenir de Mr Barlow et Mr Wheatstone que j’espérais voir à Paris.
Quant à vous continuez, je vous prie, à me conserver une place dans votre souvenir et dans votre amitié, et croyez bien que je n’oublierai ni votre cordiale hospitalité, ni votre concours dévoué dans la propagation de mes travaux scientifiques.
Tout à vous, de tout cœur. | J. Lissajous
Je ne sais si vous avez appris par les journaux que l’Empereur Napoléon par décret en date du 13 août dernier m’a nommé chevalier de l’ordre Impérial de la Légion d’honneur.
Paris, November 17th 1857
My dear Sir,
I just sent you by mail a few copies of my essay1 intended for some of the people who welcomed me so warmly in London.2 I regret not being able to send a larger number of these essays, but I barely had enough to meet the demands of duty and courtesy.
I would ask you to please take care of their distribution.
I hold a host of reproaches against you for passing by my door last September without stopping by;3 we counted on your visit and we even returned to Burgundy earlier in order to welcome you.
I hope that you will indulge us later. It is a debt of friendship that I am unwilling to forget.
Please renew the assurance of my affectionate devotion to your excellent teacher Mr Faraday, for whom I hold great enthusiasm. Please send my regards to Mr Barlow and Mr Wheatstone whom I hope to see in Paris.
As for you, I beg of you to continue saving a place for me in your thoughts and in your friendship, and believe me that I will not forget your warm hospitality nor your devoted support in the circulation of my scientific work.
Yours very truly. | J. Lissajous
I do not know if you saw in the newspapers that the Emperor Napoleon,4 by a decree on last August 13, appointed me Knight of the Imperial Order of the Legion of Honour.5
RI MS JT/1/L/26
my essay: possibly J. Lissajous, ‘Étude optique des mouvements vibratoires’, Bulletin de la société d’encouragement, 55 (1856), pp. 699–705; or J. Lissajous, ‘Mémoire sur l’étude optique des mouvements vibratories’, Annales de chimie et de physique, 51 (1857), pp. 147–231.
in London: see letter 1310, n. 2.
passing by my door last September without stopping by: Lissajous probably meant to write ‘August’. On Tyndall’s return to London from Switzerland in summer of 1857, he passed through Paris on 24 August, staying the night at l’Hôtel des Étrangers (Journal, JT/2/13c/1031).
Emperor Napoleon: Louis-Napoleon Bonaparte (1808–73), Emperor Napoleon III of the Second French Empire from 1852–70.
appointed me Knight of the Imperial Order of the Legion of Honour: a French order of merit (Chevalier) awarded for civil service.
Please cite as “Tyndall1455,” in Ɛpsilon: The John Tyndall Collection accessed on