Chamonix | le 3 9bre 1861
Monsieur le professeur Tyndall,
Je viens vous informer par ces quelques lignes que je n’ai pu accomplir la commission que vous m’aviez confiée par la lettre d’Auguste Balmat et de laquelle je m’étais chargé avec tant de plaisir—
Monsieur le Docteur Pitschner avec lequel j’étais engagé au moment qu’Auguste Balmat me fit voir votre lettre ne voulut à aucun prix me céder 2 jours pour m’acquitter de votre commission. Il m’avait promis cependant que quand il ferait son ascension au Mont Blanc de m’accorder le temps nécessaire pour faire mes recherches. Mais huit jours après époque de son ascension il ne put lui-même à cause de la neige et du froid aller que jusqu’au grand plateau. Je dus donc y renoncer (ne pouvant l’abandonner en pareil lieu—ne pouvant à cause de la quantité de neige et du mauvais temps réaliser seul avec un porteur cette ascension—J’attendis toujours que quelque voyageur vienne me frayer un peu la route. L’occasion ne se présenta plus. Je dus donc abandonner avec grand regret une chose que j’aurai faite pour vous et pour moi avec tant de plaisir.
Votre très dévoué et obéissant serviteur | Tairraz Joseph, photographe
Chamonix | November 3rd 1861
Professor Tyndall,
With these few lines here, I would like to inform you that I could not accomplish the commission that you entrusted me through Auguste Balmat’s letter, and which I took on with much pleasure—
Doctor Pitschner,2 with whom I was engaged when Auguste Balmat showed me your letter,3 did not want under any circumstances to give me 2 days to fulfil your commission. However, he promised me that when he would make his ascent of Mont Blanc, he would give me the time needed to do my research. But eight days after the time of his ascent, he could not go further than the Grand Plateau, himself, because of the snow and the cold. Thus I had to give it up (I could not leave it in such a place—because of the amount of snow and bad weather, not being able to climb the ascent alone with a porter—I waited still for some traveller to come and clear the route for me a bit. The occasion did not present itself. Thus, it is with much regret that I had to abandon something that I would have done for you and for me with so much pleasure.
Your most devoted and obedient servant | Tairraz Joseph, photographer
RI MS JT/1/T/2
Please cite as “Tyndall1822,” in Ɛpsilon: The John Tyndall Collection accessed on