[1]1
Hitchin
Augt 31st [1877?]2
Sir,
In an article on the "Colours of Animals and Plants"3 in "Macmillan’s Mage" you say "although we have arrived at the conclusion that tropical light and heat can in no sense be considered to be the cause of colour "…&c. In reference to your conclusion I beg to call your attention to a review of a french work entitled "La Végétation dans les hautes latitudes" by M. Tissérand,4in the "Revue des Deux Mondes" for June 1st.5 [2] p.p. 718.19 which while in some respects backing up your theories certainly is against you here. Speaking of the north the article says …"il est naturel d'attribuer l'activité extraordinaire de la végétation boréale à la persistance de la radiation solaire pendant les longs jours de l’été.
………..
Là où l’action de la lumière le manifeste d’une maniēre bien visible, c’est dans le coloris général de la végétation. À mesure qu’on remonte vers le nord, la couleur des grains devient plus foncée sous le climat de la Norvége. Les blés blancs à teint clair brunissent: après quatre années de culture, les grains du midi ressemblent aux grains du pays. Même changement pour les haricots: les variétés blanches deviennent jaunes, brunes ou vertes: [3] les graines blanches, avec un tout petit point noird importées d’Allemagne, deviennent complétment noires ou brunes sous le 66e parallèle. Le musée de l’université de Christiania possède une collection d’échantillons de graines qui montrent ces changemens successifs. De mȇme dans le nord la coloration verte du tissu est plus intense: arbres, arbrisseaux, légumes, tout est plus foncé. La couleur des fleurs se fonce également: les fleurs qui sont blanches ou jaunes sous nos climats prennent en Norvége des teintes rouges ou dorées Il y a là une analogie évidente avec la flore alpine, qui se distingue aussi par la vivacité du coloris, et la cause est la même: c’est toujours le soleil. Sur les Alpes, il est plus ardent, parce que ses rayons traversent [4] un air moins épais: mais dans les contrées boréales il est plus persistant, grâce à la longue durée des jours. Dans les deux cas, la somme de rayons que reçoivent les champs pendant les mois les plus chauds de l’année est supérieure à la moyenne qui est le partage de nos climats, et il eu résulte une végétation plus active et une plus chaude coloration.
M. Tissérand constate encore que les principes aromatiques des plantes se développent d’une manière remaquables dans les hautes latitudes. Les légumes le céleri, le cerfeuil, l’orgnon etc., ont une saveur d’autant plus forte qu’on s’avance davatage dans de nord."
I remain &c |Thos Austin Jr6 [signature]
In ARW’s handwriting, “Answered”. See WCP3777.3690.
Status: Draft transcription [Letter (WCP2354.2244)]
For more information about the transcriptions and metadata, see https://wallaceletters.myspecies.info/content/epsilon
Please cite as “WCP2354,” in Beccaloni, G. W. (ed.), Ɛpsilon: The Alfred Russel Wallace Collection accessed on